MENU

Le candidat à la présidentielle a quitté l'île lundi soir (actualisé) :

François Fillon à La Réunion : qu'en reste-t-il...


Posté par
François Fillon a quitté La Réunion ce lundi 13 février 2017, à 21 heures, au terme d'une visite de trois jours au cours de laquelle il a tenté de rassembler ses soutiens, en plein PenelopeGate. Retour sur les rendez-vous et les déclarations qui ont marqué ce déplacement.
François Fillon a quitté La Réunion ce lundi 13 février 2017, à 21 heures, au terme d'une visite de trois jours au cours de laquelle il a tenté de rassembler ses soutiens, en plein PenelopeGate. Retour sur les rendez-vous et les déclarations qui ont marqué ce déplacement.

- Le candidat Fillon n'a pas déplacé spontanément les foules

François Fillon aura du attendre le pique-nique "partage", organisé à Savannah, pour prendre son premier bain de foule. En effet, seuls quelque 200 sympathisants étaient venus l'accueillir à l'aéroport, le jour de son arrivée. 

 

 

Le samedi après-midi aura été marqué par un ralé-poussé entre des partisans de François Fillon et quelques manifestants anti-corruption. Ces derniers se sont faits violemment arracher leurs pancartes. Un cordon de gendarmerie a été mis en place sur les lieux afin de séparer les deux camps.

 

 

Lundi également, une poignée de manifestants s'est rassemblé au Barachois, où François Fillon était attendu en fin de matinée. Le candidat s'y rendra finalement après le déjeuner, dans son entourage, on parle d'un contre-temps et aucunement d'un changement du à la présence de ces quelques manifestants.

C'est finalement le meeting, organisé dimanche soir à Saint-Pierre, sur lequel le candidat aura misé pour rassembler sa famille politique. Devant environ 3000 militants, François Fillon a fait part de ses propositions pour La Réunion, en présence de la plupart des élus Les Républicains.

 

- Des élus qui le soutiennent timidement

Didier Robert, qui avait lâché François Fillon avant le premier tour de la primaire avant de se "re-rallier" au second tour, a été le seul dirigeant de la droite locale à suivre le candidat à la présidentielle dans tous ses déplacements. Les autres élus, à l'instar de Michel Fontaine, Jean-Paul Virapoullé ou Nassimah Dindar, n'ont pris part qu'à quelques rendez-vous ponctuels. Didier Robert a également été le seul à déclarer que François Fillon devait faire face à des calomnies. La plupart des personnalités politiques réunionnaises ont fait le choix de ne pas s'attarder sur le sujet, préférant recentrer les questions sur le programme du candidat pour La Réunion.

 

- Un candidat qui a réservé ses déclarations... jusqu'au bout 

A la presse, François Fillon n'aura accordé que de rares déclarations. S'il était attendu qu'il élude les questions concernant le PenelopeGate, il s'est finalement peu exprimé tout court. Dès le premier jour de sa visite, samedi, il avait expliqué qu'il s'adresserait aux Réunionnais "lorsque le moment sera venu"

 

 

A la mosquée de Saint-Denis, où plusieurs représentants du groupe inter-religieux lui ont demandé de les éclairer sur sa vision de l'islam en France, comme à l'Eglise de Saint-Gilles la veille, François Fillon a du encaisser quelques piques. Après avoir du écouter l'évangile de Mathieu, qui disait "tu ne t'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou",  les réprésentants du groupe inter-religieux sont revenues sur ses déclarations récentes sur la France qui n'est pas un pays "mosaïque"

Et même lorsque l'on ne le questionne pas sur les affaires qui fragilisent sa candidature, François Fillon n'est pas plus bavard. Il en oublie même que la securité routière n'est pas une compétence de la Région, mais de l'Etat.

 

 

Finalement, c'est aux militants, réunis à Saint-Pierre que François Fillon a réservé ses "annonces", qui n'étaient parfois que des reprises de promesses de campagne déjà énoncées auparavant. Il a notamment assuré consacrer une aide de 38 millions d'euros pour la filière canne, en cas de bras de fer avec Bruxelles. Autre engagement fort: les fonctionnaires réunionnais ne seraient pas concernés par les réductions d'effectif qu'il promet s'il est élu. François Fillon a affirmé qu'une enveloppe de deux millards d'euros sera dégagée pour "soutenir l'emploi outre-mer". "Les emplois aidés seront maintenus outre-mer" promet aussi le candidat. Autre promesse, "la défiscalisation sera prolongée de dix ans", il en sera de même pour les mesures d'exonération de charges fiscales et sociale "avec un dispositif ciblé sur les entreprises de moins de 10 salariés" . Il souhaite renforcer les sanctions contre la délinquance, construire des prisons et renforcer les effectifs des forces de l'ordre en Métropole comme dans l'Outre-Mer.

• Un candidat confiant d'échapper à sa mise en examen

On retiendra aussi que c'est à La Réunion que François Fillon, fragilisé par l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme, s'est montré lundi  résolument confiant d'échapper à une mise en examen, qui mettrait à bas sa candidature à la présidentielle.

"Juridiquement, je ne vois pas comment ça peut se produire. On serait dans une quasi-voie de fait", a confié M. Fillon à des journalistes. Persuadé d'être en proie à une "injustice profonde", il a réaffirmé sa promesse de se retirer s'il est mis en examen.
Le Parquet national financier (PNF), qui s'est autosaisi de l'affaire -une décision contestée par le candidat et ses avocats, qui la jugent "illégitime"-, avait indiqué dimanche qu'aucune décision n'(était) prise à ce stade de l'enquête" et qu'"aucun calendrier (n'était) fixé à ce jour".

Selon le député LR Philippe Houillon, spécialiste des questions judiciaires et ultramarines qui accompagnait M. Fillon à La Réunion, plusieurs options s'offrent au PNF: "soit il renvoie le dossier au parquet de droit commun (tribunal correctionnel), soit il ouvre une information judiciaire, soit il classe sans suite".

Cette dernière option semble être exclue par le candidat et ses proches. M. Fillon a de nouveau mis en garde contre une "crise institutionnelle" s'il était forcé de renoncer. Il estime que "depuis le début, l'option est claire: éliminer le candidat légitimé par la primaire" de la droite. "Je vois bien le trouble que cette affaire suscite dans l'opinion mais le socle de l'électorat de droite est solide", a-t-il dit.

ch/mb/rb/www.ipreunion.com avec l'AFP

   

3 Commentaire(s)

île propre, Posté
Fillon se vante d'avoir reçu un bel accueil des réunionnais (lol) ce qui conforterai selon lui sa position pour les présidentielles..(face aux frondeurs qui réclament son départ).

On a vu dans la presse locale ET nationale plein de photos de sieur Fillon assis en belle compagnie sur un podium : les élus Fontaine, Robert, Dindar, Lacouture etc plus toute la smala d'alimentaires de la Région et autres collectivités. Je souhaite que le Canard Enchaîné ou des journalistes d'investigations se mettent enfin à accorder un minimum d'attention à tout ces beaux soutiens de Fillon...qu'ils regardent de très près leurs CV. Et en parlent.... enfin !
Félix, Posté
Du mensonge, encore plus de mensonge svp Imaz Press? Alors que Fillon a déplacé plus de 9 000 personnes à son meeting, vous vous parlez encore de peu de foule! Que ne faut-il pas lire?!
FILLON LA POMPE, Posté
Plus rien désormais ne pourra effacer votre malhonnêteté. Je ne veux plus qu'une chose : la restitution de mon argent. J'attends que vous, votre femme et vos enfants remboursiez mon argent et celui des autres citoyens contribuables, que vous avez détourné en abusant de votre statut de parlementaire. Les attachés parlementaires que j'ai rencontrés utilisaient une messagerie, comme tout le monde. Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles : la messagerie est un média utilisé de façon massive depuis la fin des années 90. Il est impossible d'imaginer un professionnel chargé de l'agenda d'une personne publique comme M. Fillon, de ses relations personnelles, professionnelles et politiques, de son dialogue avec les citoyens, de l'organisation de ses réunions etc. sans messagerie. Je répète : il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles.