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Son assistant proposait subventions de la réserve parlementaire en échange d'une commission :

Face au business de son collaborateur parlementaire, Patrick Lebreton se dit "trahi"


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Ce vendredi 17 mars 2017, l'association "Contribuable Associés" a soulevé le voile sur des méthodes peu orthodoxes que pratiquerait un assistant parlementaire de Patrick Lebreton. Ce collaborateur, Etienne Cheron, proposerait à des associations des subventions provenant de la réserve parlementaire. Face à cette pratique dont il dit "ne pas avoir connaissance", le député-maire de Saint-Joseph affirme se sentir "trahi", estimant que la démarche va à l'encontre de son engagement politique, "basé sur la transparence et la probité". Suite à cette affaire, l'attaché a démissionné de ses fonctions
Ce vendredi 17 mars 2017, l'association "Contribuable Associés" a soulevé le voile sur des méthodes peu orthodoxes que pratiquerait un assistant parlementaire de Patrick Lebreton. Ce collaborateur, Etienne Cheron, proposerait à des associations des subventions provenant de la réserve parlementaire. Face à cette pratique dont il dit "ne pas avoir connaissance", le député-maire de Saint-Joseph affirme se sentir "trahi", estimant que la démarche va à l'encontre de son engagement politique, "basé sur la transparence et la probité". Suite à cette affaire, l'attaché a démissionné de ses fonctions

Collaborateur du député de la quatrième circonscription à l'Assemble Nationale, Etienne Cheron est également directeur de la société "EC Conseil". Cette même société proposerait des subventions provenant de la réserve parlementaire à des associations, en contrepartie d'une commission : "Contribuables Associés" a monté "une fausse demande de subvention" pour en savoir plus. Après plusieurs échanges de mail, il apparaît que le collaborateur parlementaire mène effectivement un business clientéliste.

 

Pour rappel, les députés reçoivent une enveloppe annuelle d'environ 130 000 euros dont ils peuvent ensuite disposer pour soutenir des associations ou équipements de leur circonscription. Patrick Lebreton affirme, quant à lui, avoir appris "avec effarement" les activités de son collaborateur parlementaire. "Sincèrement heurté par cette pratique dont je n'avais pas connaissance, je me sens trahi" assure le député-maire de Saint-Joseph, considérant que cette démarche "va à l'encontre" de son engagement politique, "basé sur la transparence et sur la probité". Avant de s'affirmer "favorable à une révision de la réserve parlementaire et de son fonctionnement, afin que des élus ou des collaborateurs d'élus ne puissent plus dévoyer ce dispositif".

Suite à cette affaire, Etienne Cheron a démissionné de ses fonctions.

   

1 Commentaire(s)

Gilles, Posté
Plus de 120 millions d'euros d'argent public distribué sans aucun contrôle et cela tous les ans !!! Et on nous dit que la France va mal, qu'il n'ya pas de budget pour financer tel ou tel projet ! LAMENTABLE ! Dépenses d'argent public = contrôle strict !