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Tribune libre de Lutte ouvrière :

76 milliards d'euros, c'est l'équivalent de deux millions d'emplois !


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À la différence du dernier costume de Fillon, une information n'a pas fait l'actualité : en 2016, les entreprises du CAC 40 ont fait 76 milliards d'euros de profits. Les grandes firmes répètent qu'elles ne peuvent embaucher. Mais 76 milliards d'euros, c'est l'équivalent de deux millions d'emplois ! (Photo d'illustration - AFP)
À la différence du dernier costume de Fillon, une information n'a pas fait l'actualité : en 2016, les entreprises du CAC 40 ont fait 76 milliards d'euros de profits. Les grandes firmes répètent qu'elles ne peuvent embaucher. Mais 76 milliards d'euros, c'est l'équivalent de deux millions d'emplois ! (Photo d'illustration - AFP)

Ces 76 milliards et les autres profits capitalistes ne seront pas consacrés à ce qui serait utile à la population. Ils iront alimenter le puits sans fonds de la spéculation, ils seront versés sous forme de dividendes aux actionnaires, ce qui explique qu’en France, les riches prospèrent. C’est comme cela qu’un Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, peut doubler sa fortune en cinq ans.

Les grands bourgeois qui possèdent ces entreprises se paieront les services de politiciens. Ainsi un milliardaire peut payer l’épouse de Fillon 100 000 euros à ne rien faire dans une revue qui lui appartient. Ainsi, un autre, ou le même, peut lui offrir pour 48 500 euros de costumes de luxe. Pour les milliardaires qui dirigent le pays, de telles menues dépenses sont fondées :  la mise en œuvre du programme de Fillon serait un magnifique retour sur investissements.

Ni Fillon, ni Macron, ni Hamon, ni Le Pen ne dénoncent les profits colossaux des grandes banques et des multinationales. Aucun d’entre eux n’envisage de s’en prendre à ces profits pour s’attaquer au fléau du chômage. Au contraire, ils veulent réduire l’impôt sur les sociétés, les cotisations sociales, abaisser voire supprimer l’impôt sur la fortune.

Alors, dans cette campagne, il faut que le camp des travailleurs soit entendu. C’est pourquoi Lutte ouvrière présente la candidature de Nathalie Arthaud. À la différence des principaux candidats, elle ne vise pas un fauteuil à l’Élysée. Elle veut porter les exigences du monde du travail : prendre sur les profits pour répartir le travail entre tous, interdire les licenciements et les plans de suppressions d’emplois, supprimer le secret des affaires pour que les travailleurs puissent contrôler la situation financière réelle des entreprises, augmenter salaires et pensions de 300 euros et relever le salaire minimum à 1 800 euros net par mois.
Utopique ? Non, c’est nécessaire !

C’est ce que les travailleurs pourront exprimer par le vote pour Nathalie Arthaud.

Jean-Yves Payet, Lutte ouvrière

   

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