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Le dispositif de l'entreprise bretonne n'avait pas trouvé preneur en 2013 :

Tecknisolar-Seni déploie des ondes contre les requins


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Testé à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, le dispositif anti-requin proposé par le patron de la société Tecknisolar-Seni, n'avait pourtant pas trouvé preneur à La Réunion, au début de la crise. Pour lutter contre le fléau, la ville de Saint-Paul, à la suite d'un appel d'offre a choisi l'installation des filets connus aujourd'hui à Boucan Canot et aux Roches Noires, avec leurs avantages mais aussi les inconvénients qu'ils imposent.
Testé à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, le dispositif anti-requin proposé par le patron de la société Tecknisolar-Seni, n'avait pourtant pas trouvé preneur à La Réunion, au début de la crise. Pour lutter contre le fléau, la ville de Saint-Paul, à la suite d'un appel d'offre a choisi l'installation des filets connus aujourd'hui à Boucan Canot et aux Roches Noires, avec leurs avantages mais aussi les inconvénients qu'ils imposent.

Dans un article publié sur le site d'information Le Télégramme.fr, le patron de la société bretonne, Pascal Barguirdjian déplore que son dispositif n'ait pas été installé dans les eaux réunionnaises pour contrer les requins.

L'entreprise a proposé, en 2013, une barrière acoustique, qui émettrait des ondes visant à détourner l'animal de sa proie. "Ma solution n'a pas été choisie et c'est l'option du filet qui a été adoptée (…)  c'est une solution compliquée, onéreuse et qui demande une surveillance et un entretien de tous les instants", confie-t-il au Télégramme.

"Je ne sais pas au juste combien ce filet a coûté mais les différentes opérations pour le repositionner et le réparer ont dû gonfler la note. Ce filet ne protège qu'un petit espace de l'île alors que ma solution peut protéger les principales plages de La Réunion pour un budget de 500.000 euros" a-t-il ajouté.


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De son côté la ville de Saint-Paul défend ses filets, bien qu'onéreux, mais n'est pas contre un dispositif complémentaire et "étudie toutes les propositions". "Le filet fonctionne. Aujourd'hui on a un outil, un retour d'expérience, on connaît ses points forts et ses points faibles" explique Willy Cail, directeur de la sécurité et de la prévention à la mairie, "mais nous étudions tout ce qui peut sécuriser la baignade et les activités nautiques", précise-t-il, indiquant avoir entendu parler des ondes électromagnétiques.

Lors de l'appel d'offre lancé par la commune pour trouver un dispositif de protection anti-requins, les filets avaient d'ailleurs été préférés à un "système de tuyaux émettant des ondes et qui techniquement défendrait les requins de traverser cette zone, gênés par ces ondes. Cette option avait un coût estimatif trois fois supérieur par rapport aux filets" précise le directeur de la sécurité de Saint-Paul. Mais il ne s'agissait pas du programme avancé par Tecknisolar.

Pour le chef d'entreprise breton, l'intérêt de son dispositif, qui a, selon lui, fait ses preuves en Nouvelle-Calédonie et en Australie est celui de la protection des Réunionnais. Pourtant, il déplore que ses propositions soient restées sans réponse localement. "Moi je veux trouver des solutions car ce qui se passe à La Réunion me rend triste, confie-t-il au téléphone. Je voudrais juste amener mon savoir, ma pierre à l'édifice" tandis qu'il pense détenir la solution à la crise requin qui sévit sur l'île depuis 2011 et qui a coûté la vie à huit personnes.

jm/www.ipreunion.com

 

   

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