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Comité réunionnais de réduction du risque requin - La commercialisation de squales envisagée :

Le renforcement de Cap Requins 2, "en aucun cas une pêche massive" indique le préfet


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Renforcer la pêche ciblée dans le cadre de Cap Requins 2 et envisager la commercialisation de squales : ce sont les objectifs définis par le comité réunionnais de réduction du risque requin, qui s'est réuni ce vendredi 10 mars 2017. Un rassemblement annuel où l'ensemble des acteurs de la problématique (État, collectivités, associations...) est amené à échanger et présenter des solutions. Le préfet a notamment déclarée que le dispositif de Cap Requins n'était en aucun cas une "pêche massive", mais plutôt "l'équivalent de la pêche artisanale avant l'arrêt de la commercialisation".
Renforcer la pêche ciblée dans le cadre de Cap Requins 2 et envisager la commercialisation de squales : ce sont les objectifs définis par le comité réunionnais de réduction du risque requin, qui s'est réuni ce vendredi 10 mars 2017. Un rassemblement annuel où l'ensemble des acteurs de la problématique (État, collectivités, associations...) est amené à échanger et présenter des solutions. Le préfet a notamment déclarée que le dispositif de Cap Requins n'était en aucun cas une "pêche massive", mais plutôt "l'équivalent de la pêche artisanale avant l'arrêt de la commercialisation".

"L'objectif est d'accentuer l'effort de pêche" afin que la population puisse "se réapproprier les zones d'activités nautiques" a déclaré Dominique Sorain, préfet, au cours des travaux du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R). Cette réunion annuelle a eu lieu alors qu'un bodyboardeur de 26 ans a tué par un squale dans l'est de l'île le 21 février dernier.

"Nous avons tenu cette réunion du C4R qui s'est tenue dans une très bonne ambiance malgrè les passions que déchaîne le sujet. On réussit à bâtir quelque chose" s'est félicité le représentant de l'État en précisant qu'il s'agit du "premier C4R où il y a eu une volonté d'avancer". En ce qui concerne le renforcement des pêches ciblées, il estime que la situation sera comparable à "la pêche artisanale avant l'arrêt de la commercialisation" et qu'il ne s'agit en aucun cas d'une "pêche massive".

Pour valoriser économiquement les captures d'animaux marins, le C4R a évoqué la possibilité d'une commercialisation des requins tigre et bouledogue. Pour rappel, les squales sont interdits à la vente compte-tenu des risques de contamination de la chair par des toxines ciguatériques. Afin d'éviter ces risques sanitaires, le comité de réduction du risque requin propose de "davantage s’intéresser à la commercialisation des requins juvéniles". Il a également profité de l'occasion pour affirmer l'engagement du comité régional des pêches qui a dernièrement été remis en question.

127 squales prélevés de juin 2015 à février 2017

Le renforcement de la pêche ciblée entrera dans le cadre de Cap Requins 2. De juin 2015 à février 2017, 127 squales ont été prélevés. Cette capture ciblée accentuée pourra être déployée au sein de la Réserve naturelle marine de La Réunion. Un avis de consultation publique a d'ailleurs été lancé en février concernant l’ouverture d’un secteur de pêche au cœur même de la zone de protection renforcée, à Boucan-Canot. Les avis recueillis sont en cours d’analyse et les résultats devraient être connus à la fin de mois de mars.

Le C4R  a aussi décidé le renforcement de la surveillance par drone des sites de baignade dans l’ouest et le sud de l’île. L'utilisation de sonars et de caméras sous-marines va également être expérimentée. Des nouveaux outils qui entrent dans les dispositifs de tests innovants du centre de ressources et d'appui du risque requin, comme l'assure son directeur Olivier Bielen. Qui affirme par ailleurs régulièrement travailler avec la Réserve Marine.

 

 

Des dispositifs innovants soutenus par le père d'Elio Canestri, tuée par un requin en avril.

 

 

Christophe Mulquin, élu à la commune de Saint-Leu tient à sécuriser le site de l'ouest "le plus possible" avec des surveillances via ballon à hélium et drone.

 

 

L'objectif de toutes ces mesures est d'éradiquer "les tigres et les bouledogues à proximité des zones fréquentées par les "usagers de la  mer" a souligné le préfet. "On ne sera jamais d’accord à 100 % sur ce sujet, mais il faut que nous ayons un socle commun entre l’État, les collectivités, les associations" a ajouté le représentant de l'Etat.

Cette semaine, la Région Réunion a suspendu sa subvention de 230 000 euros allouée à la Réserve Marine. "Depuis quelques années, nous avons posé un certain nombre de questions concernant les zonages et la réglementation de la Réserve Marine et à ces questions, nous n’avons pas eu de réponse" justifie Yolaine Costes, vice-présidente de la collectivité régionale.

Cette réunion du C4R s'est tenue moins d'un mois après la mort d'Alexandre Naussac, tué par un squale à la Rivière du Mât. Depuis 2011, 20 attaques de requins, dont huit mortelles, ont été recensées. Par arrêté préfectoral, la baignade et les activités nautiques sont interdites "dans la bande des 300 mètres du littoral (…), sauf dans le lagon et dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal". Cet arrêté a été prolongé jusqu'à l'année prochaine.

mp/www.ipreunion.com - publié le 11 mars 2017 à 4h30

   

4 Commentaire(s)

Nuit tranquille, Posté
Combien de requins dans les eaux réunionnaises ? combien faut-il en pécher ? Personne ne sait !!
1tienvomieuq2tulora, Posté
Un grand pas en avant pour tous les Réunionnais qui peuvent à nouveau imaginer un jour un retour à l'océan sans encourir la peine de mort ou de mutilation. Ouf!
Aterla, Posté
Une bonne nouvelle !! Enfin !!!
Massacres-de-requins.gouv.fr, Posté
l'etat institutionnalise une extermination massive de requin sans le moindre argument scientifique!!! C'est le meme mode de fonctionnement qui a vu refuser la demande du dash pour laisser bruler 3000 ha au maïdo: de la petite gestion de court terme satisfaire les notables qui braillent et dans l'indifference des degats qui vont s'accroitre.