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Deuxième jour de mobilisation au CHU (actualisé à 17 heures 45) :

[LIVE] Les grévistes poursuivent leur mouvement et se disent favorables à la tenue d'une table ronde


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Deuxième jour de grève ce mercredi 1er mars 2017 pour les personnels du Centre hospitalier universitaire (CHU) à Saint-Denis et à Saint-Pierre. Les piquets de grève ont été installés très tôt devant devant les établissements hospitaliers de Bellepierre (Saint-Denis) et de Terre Sainte (Saint-Pierre). La continuité des urgences et des soins est assurée
Deuxième jour de grève ce mercredi 1er mars 2017 pour les personnels du Centre hospitalier universitaire (CHU) à Saint-Denis et à Saint-Pierre. Les piquets de grève ont été installés très tôt devant devant les établissements hospitaliers de Bellepierre (Saint-Denis) et de Terre Sainte (Saint-Pierre). La continuité des urgences et des soins est assurée

• 17 heures 45 : la Civis (communauté de communes du sud) adopte une motion demandant que l'Etat "se porte garant du maintien de la qualité des soins, de la modernisation et de la réhabilitation des services en attribuant au Centre Hospitalier Universitaire de La Réunion les dotations nécessaires à son bon fonctionnement". La Civis demande aussi que "la direction générale du Centre Hospitalier Universitaire mette en place une mission d'accompagnement par un cabinet spécialisé en vue de réaliser un audit sur le fonctionnement des établissements, sur le différentiel de l'ensemble des coûts d'acquisition des médicaments entre le territoire métropolitain et sur le territoire de La Réunion et élabore un projet de développement du Centre Hospitalier Universitaire à l’horizon 2020-2025.

• 15 heures 32 : la CGTR région Sud indique apporter "son soutien plein et entier aux salariés en grève au CHU sud et nord" dans un communiqué publié ce mercredi. "Parce qu’il y a urgence d’alerter la population sur le lien à faire entre ces politiques d’austérité contre l’hôpital et la sécurité sociale. Parce qu’il urgence d’alerter la population sur le lien à faire entre ces politiques d’austérité et les chiffres alarmants de la pauvreté dans notre département 52% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté qui engendre un mal vivre et un besoin de soins" écrit le syndicat.

Une pétition "contre les fermetures de lits, contre la suppression de postes et contre un CHU au rabais" a été lancée.

• 14 heures 30 : Le maire du Tampon s'est rendu ce lundi au CHU de Saint-Pierre. André Thien Ah Koon tient à renouveler son soutien envers les employés : "Le CHU est moribond et l’hôpital du Sud est encore plus à la traine. Force est de constater que l’hôpital du Nord a été rénové récemment mais que la situation de l’hôpital de Saint-Pierre demeure très dégradée, avec des retards dans les investissements programmés."

• 13 heures 15 :  dans un communiqué, l'Agence régionale de santé fait le point sur la réunion qui s'es tenue hier mardi, avec l'intersyndiale. L'ARS rappelle par ailleurs les soutiens financiers alloués aux CHU dans le cadre des projets d’investissements et de ses difficultés :

‐ "96 millions d'euros/ an pour les missions d’intérêt général et d’aide contractuelle

‐ 14 millions d'euros/ an pour le soutien à l’investissement dont 8.5 million d'euros pour l’aide à la construction des nouveaux bâtiments au Nord et au Sud

‐ Enfin 9.4 millions d'euros en 2016 au titre des activités déficitaires, ce qui diminue le déficit de l’année qui, sinon aurait été beaucoup plus élevé. Ces soutiens représentent la moitié des financements disponibles sur l’ensemble des actions de santé menés par l’Agence" rappelle cette dernière.

• 12 heures 37 : à l'issue de leur rencontre en préfecture, les grévistes sont favorables à la tenue d'une table ronde proposée par le préfet et décident de poursuivre leur mouvement. Une délégation sera reçue à 17 heures cet après-midi à la Casud (comnunauté d'agglomérations du sud)

 

 

• 11 heures 20 : Les grévistes sont arrivés devant la préfecture. Bernard Ramalingom, de Sud Santé, espère que leur parole sera entendue et compte sur le soutien de la population.

 

 

• 9 heures 20 : Une rencontre est prévue avec le préfet à 11 heures. Les grévistes sur le site de Bellepierre ont prévu de lever le barrage à 10h30.

• 9 heures : les embouteillages s'accumulent entre la Possession et Saint-Denis. La route du Littoral est complètement saturée : certains automobilistes mettent une heure pour rallier le chef-lieu depuis l'ouest.

• 7 heures 30 : le filrage des entrées de l'hôpital de Bellepierre (Saint-Denis) se poursuit. Les embouteillages s'aggravent. Le boulevard Sud et le pont Vinh San sont saturés. Sur la route du littoral dans le sens la Possession - Saint-Denis, les automobilistes sont ralentis bien avant la Grande Chaloupe.

• 7 heures 20 : les médecins ne sont pas grévistes ce mercredi. Leur préavis de grève ne couvrait que la journée de mardi. Un nouveau préavis devrait être déposé pour les prochains jours. Selon les chiffres publiés par le CHU  mardi soir, les personnels médicaux étaient en grève à 55% et les personnels non médicaux à 30%

• 7 heures : les embouteillages saturent le pont Vinh-San dans le sens entrée de Saint-Denis - Bellepierre. Les bouchons sont formés sur la route du littoral avant la Grande Chaloupe en direction du chef-lieu

• 6 heures 30 : les difficultés de circulation se sont aggravées aux abords de l'hôpital de Bellepierre. Ces patients ayant rendez-vous garent leurs voitures tant bien que mal en dehors de l'enceinte et entrent à pied à l'hôpital.

• 6 heures : les piquets de grève sont en place devant les établissements hospitaliers de Bellpierre à Saint-Denis et de Terre Sainte à Saint-Pierre. À Saint-Denis, les grévistes filtraient les entrées des voitures dans l'établissement hospitalier ne laissant entrer que le personnel de service et les véhicules de secours. L'accès des piétons était libre. De grosses difficultés de circulation se sont rapidement formées.

Pour rappel : le mouvement a été reconduit par les grévistes mardi soir à l'issue d'une journée ponctuée par une distribution de tracts - qui a généré d'énormes embouteillages -, une opération escargot, une rencontre avec le directeur de l'Agence régioneale de santé (ARS) et une visite au conseil communautaire de la Civis (communauté de communes du sud).

Soutenus par une intersyndicale (CFDT, CFTC, FO, Sud Santé, Unsa), les grévistes protestent contre "les suppressions de postes, le plan social" et pour "le respect des engagements pris lors de la création du CHU en 2012". Le CHU est déficitaire d'au moins 26 millions d'euros et 250 emplois sont potentiellement menacés.

 

 

Retrouvez le live de la journée de mardi ici

mb/mp/www.ipreunion.com - mercredi 1er mars 2017 à 6 heures (mise à jour en direct)

   

1 Commentaire(s)

L'Union Régionale Est de la CGTR, Posté
CHU EN GRÈVE : ASSEZ D’ÉCONOMIES SUR LE DOS DU PERSONNEL ET DES MALADES !

Suite à un audit commandé par l’IGAS faisant ressortir que le CHU avait cumulé un déficit de 26 millions d’euros en 2016, la direction de celui-ci a préconisé un plan d’économies pour le résorber en quelques années.
Ce plan consiste à réduire les effectifs du CHU et le nombre de lits mis à disposition des malades. 250 suppressions de postes de travail ainsi que la fermeture de 115 lits sont ainsi programmés.
Cette annonce a provoqué la colère du personnel de l’hôpital et des ses organisations syndicales. En effet cette décision va à l’encontre de l’accord qui avait été signé en 2012 entre la direction du CHU et des organisations syndicales des salariés garantissant la pérennité du financement du CHU.
Elle est aussi particulièrement choquante parce que les effectifs ne permettent pas de faire face à l’afflux des malades. Ces dernières années, leur nombre a augmenté de plus de 10 %. La Réunion est en effet particulièrement touchée par de nombreuses maladies telles que le diabète (un Réunionnais sur dix), les affections cardio-vasculaires, l’obésité et les maladies chroniques.
L’IGAS et la direction du CHU dans leur obsession comptable font donc fi du personnel du CHU exerçant dans des conditions de plus en plus difficiles. Certains salariés étant proches du burn-out. Ils font aussi fi du sort des malades qui doivent attendre parfois une journée entière comme aux urgences avant de pouvoir être pris en charge et soignés.
Dans un pareil contexte, leurs économies sont criminelles et le personnel a eu totalement raison de décider de répondre par la grève pour imposer une autre solution. Et cette solution, c’est que l’État mette suffisamment d’argent à la disposition de l’établissement de soins. En effet, l’État ne contribue qu’à hauteur de 8 % dans le budget de fonctionnement du CHU qui de ce fait doit quasiment totalement s’auto financer alors que l’État lui impose une baisse de ses tarifs et la prise en charge de patients venant de Mayotte, sans compter celle abusive de la formation médicale.
Voilà pourquoi le personnel du CHU, à l’appel de son intersyndicale, a décidé de se mettre en grève à partir de ce mardi, rejoint, et c’est un signe qui ne trompe pas sur la profondeur du mécontentement, par le corps des médecins.
L’Union Régionale Est est entièrement solidaire du combat mené par le personnel du CHU. La direction du CHU et le gouvernement doivent mettre à sa disposition les moyens financiers pour fonctionner correctement. Non aux suppressions de postes, oui aux embauches !